VÁBENÍ (Attrait)

rituel des fossiles préhistoriques de l’Homme
pour chœur mixte et orchestre symphonique

(2009-2011)

Troisième partie de la trilogie : OTISK, ZVĚROHRA, VÁBENÍ

Mouvements :
- I. V
- II. Á
- III. B
- IV. E
- V. N
- VI. Í

Durée : 52'

Commande du Festival Tansman à Lodz, du Toronto Symphony Orchestra et de la Fondation d'entreprise Banque Populaire.

Effectif : Chœur mixte (60 -70 voix, chaque chanteur aura besoin d'un petit Kazoo en plastique), 1 Petite Flûte, 2 Grandes Flûtes, 2 Hautbois (chacun jouant aussi la Flûte à coulisse 30 cm), 1 Cors anglais (jouant aussi la Flûte à coulisse 30 cm), 2 Clarinettes en Si bémol, 1 Clarinette basse en Si bémol, 2 Bassons, 1 Contre-basson, 4 Cors en Fa, 2 Trompettes en Ut, 3 Trombones, 1 Tuba, 5 Percussions, Violons I, Violons II, Altos, Violoncelles, Centrebasses (Cordes minimum: 6-6-6-5-5)

Percussions en détail:
Perc.1: Grosse caisse, Vibraphone, Caisse claire, Vibraslap, Tambour de basque, Guiro, Wood-block (4 hauteurs), 2 Cloches tube (Mi bémol aigu, Si Bémol une quarte plus bas)
Perc.2: 2 Tom-toms (bas et médium), Bongo, Caisse claire, 3 Gongs de Java (dans le sens montant: # Mi grave, Fa #grave, Si Grave), Wood-blocke, Tambour de Basque, Wash board
Perc.3: Tam-tam, Bongo, 2 Galets (12 cm ca), Fouet, Tambour de Basque, Claves, Crécelle, Grelots
Perc.4: 2 Timbales (Fa-Si, Do-Fa), 2 Congas, Cymbale suspendue, Fouet, 2 Galets (12 cm ca), Tambour de Basque, Maracas,
Perc.5: Marimba, 2 Congas, Cymbale suspendue, Wood-chimes, 2 Galets (12 cm ca), Tambour de Basque, Métal - chimes

Création : Schola Cantorum Gedanensis Choir (Jan Lukashevsky), Wroclaw Philharmonic Choir, Sinfonia Varsovia, Kryštof Mařatka - direction

Éditeur : Les Éditions Henry Lemoine affichent des informations sur cette œuvre sur
http://www.henry-lemoine.com/fr/catalogue/compositeur/maratka-krystof

Pour plus d'information contacter:

Éditions Henry Lemoine - Paris
Mme Laurence Fauvet - Location et achat des partitions
orchestre@editions-lemoine.fr / +33 (0)1 56 68 86 75
Éditions Jobert

Éditions Henry Lemoine - Paris
Mr. Benoît Walther - Service promotion, diffusion
bwalther@editions-lemoine.fr / +33(0)1 56 68 86 74
Éditions Jobert

Enregistrement :


Schola Cantorum Gedanensis Choir (Jan Lukashevsky) / Wroclaw Philharmonic Choir / Sinfonia Varsovia/ Kryštof Mařatka, direction


Extrait de partition :

Notes sur l'oeuvre :

Dès les temps de l’aube de l’humanité, nous observons chez l’Homme le désir de dépasser la mort et de toucher la transcendance par des actes créatifs.
L’art préhistorique représente un trésor fascinant des expressions artistiques : un témoignage de la fantaisie illimitée de l’esprit humain qui réagit à sa propre existence par des manières inattendues et innovantes.

Vábení est la troisième partie d’une trilogie qui s’inspire librement de l’art préhistorique. Une trilogie qui est devenue une sorte de « Symphonie de l’ancien Monde » dont la première œuvre est OTISK pour orchestre symphonique, la deuxième ZVĚROHRA pour soprano et orchestre et la troisième VÁBENÍ pour chœur et orchestre. Otisk (2008) reflète les sonorités des instruments de musique du Paléolithique. Zvěrohra (2008) reflète la naissance du langage humain et des premières expressions vocales. Vábení (2009 – 2011) est une synthèse des deux concepts précédents et cette union est également exprimée dans les trois titres : Otisk (« Empreinte » en tchèque : nom masculin), Zvěrohra (en tchèque nom féminin pour « Jeu de bêtes »), Vábení (« Attrait », en tchèque nom neutre).

Au cœur du Triptyque réside un ressenti d’une beauté inouïe des expressions authentiques face à l’existence et qui sont libérées des tendances temporaires des concepts du « beau » de telle ou telle civilisation. Et c’est précisément cette liberté absolue qui est la clé pour VÁBENÍ.

La trame musicale de l’œuvre est tissée comme un rituel vécu en temps réel, comme une cérémonie dont nous sommes les témoins, du début à la fin. Les six mouvements représentent des moments-clés qu’on franchit au cours de l’œuvre et qui s’appuient sur les six lettres du titre : v a b e n i. Ces mouvements doivent être clairement séparés par une pause évidente.

Le chœur est le soliste de l’œuvre et son rôle est capital. Son caractère virtuose sculpte des situations dramatiques en évoquant des êtres archaïques dont les fossiles ressuscitent et parlent à travers des rituels intenses.
Pour être fidèle au caractère musical juste et convaincant il sera parfois nécessaire d’aller au-delà du chant « habituel » et d’accompagner le chant avec des éléments théâtraux. Certaines techniques s’inspirent des procédés vocaux des ethnies actuelles dont l’art traditionnel présente des similitudes évidentes avec l’art préhistorique. Ces techniques peuvent provoquer la toux et d’autres réactions de l’appareil vocal. Ces « bruits » ne sont pas gênants ici et bien au contraire soulignent le caractère âpre de l’œuvre.
La fonction du texte de la partie chorale est purement sonore et non signifiante. Sa prononciation est relative et il est possible de l’adapter au naturel des interprètes.
Le rôle principal du chœur est souligné par sa disposition sur scène, idéalement du côté de la main gauche du chef d’orchestre, le plus près du public et avec l’orchestre plus discret à droite. Les indications de la dynamique de l’orchestre sont également relatives et il faudra les adapter aux paramètres d’exécution pour préserver l’aspect dominant du chœur. Si la situation le demande, une amplification discrète du chœur est possible.

L’œuvre est dédiée de manière posthume à Václav Havel, comme une expression de reconnaissance et de respect mais également comme une empreinte de l’attirance des forces créatrices humaines manifestant le même désir de saisir l’existence, tant des temps préhistoriques que de nos jours.